Améliorer les connaissances sur le patrimoine naturel et le fonctionnement des écosystèmes

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Mérou de Nassau dans un habitat artificiel Nassau grouper in an artificial habitat
Mérou de Nassau dans un habitat artificiel Nassau grouper in an artificial habitat

À Rochefort, au siège de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), du 19 au 23 novembre 2018, Julien Chalifour a participé au séminaire de lancement du LIFE BIODIV’OM, un projet européen visant à protéger cinq espèces mondialement menacées et un habitat prioritaire sur cinq territoires d’Outre-mer. Les cinq espèces menacées sont l’échenilleur de La Réunion - plus connu sous le nom de Tuit-tuit - le crabier blanc à Mayotte, le mérou géant en Guyane et à Saint-Martin, le mérou de Nassau à Saint-Martin et le moqueur gorge blanche en Martinique. La LPO coordonne l’ensemble du projet avec plusieurs contributeurs associés, dont la Réserve naturelle de Saint-Martin, aux côtés du Parc naturel de la Martinique, de la Société d’études ornithologiques de La Réunion, du groupe d’études et de protection des oiseaux de Mayotte et enfin du groupe d’étude et de protection des oiseaux en Guyane. Les partenaires ont pu se mettre d’accord sur une méthodologie commune de travail et ont découvert les règles de gestion d’un programme LIFE, fixées par le financeur - la commission européenne - ainsi que le suivi des financements associés.

Aude Berger et Julien chalifour en formation Training for Aude Berger and Julien Chalifour
Aude Berger et Julien chalifour en formation Training for Aude Berger and Julien Chalifour

Aude Berger - diplômée en sciences et techniques de la mer et titulaire d’une licence professionnelle en protection de l’environnement à l’UAG a été embauchée en janvier 2019 par la Réserve naturelle en tant que chef de projet LIFE BIODIV’OM. Sa mission va s’intéresser à la conservation du mérou de Nassau et du mérou géant, en gestion concertée. Cela signifie que les pêcheurs, mais aussi les usagers de la mer - pêcheurs, plongeurs, plaisanciers... - ainsi que les autorités locales seront consultées et auront l’opportunité de participer à l’élaboration d’une méthode de conservation. Une étude socio- économique a été lancée et des pêches et plongées exploratoires permettront de décrire le recrutement des jeunes mérous sur les petits fonds côtiers. Également, la sensibilisation des scolaires est au programme, tout comme le partage des expériences avec la communauté scientifique, grâce à leur mise en réseau. À noter : ce projet LIFE rendu possible principalement par des financements européens (60%), mais également nationaux, est le premier dont Saint-Martin bénéficie. Du 9 au 11 janvier, Aude a pu rencontrer Delphine Morin, la coordinatrice du programme LIFE pour la LPO, en mission sur le terrain à Saint-Martin pour le lancement des actions. Puis, du 21 au 23 janvier, elle-même et Julien Chalifour, en charge du pôle scientifique de la Réserve, ont été formés par Florent Bignon et Awatef Abbiah à l’utilisation de TESSA, outil mis en place par la Commission européenne pour mesurer les différents impacts infligés au milieu naturel et leurs conséquences sur les services qu’il rend gratuitement.

De gauche à droite / From left to right : Régis Armengaud, représentant de la DEAL ; Christophe Joe, garde de la RN ; Nicolas Maslach, directeur de la RN ; Ashley Daniel, garde de la RN et Anne-Marie Bouillé, chargée de mission du Conservatoire du littoral à Saint-Martin
De gauche à droite : Régis Armengaud, représentant de la DEAL ; Christophe Joe, garde de la RN ; Nicolas Maslach, directeur de la RN ; Ashley Daniel, garde de la RN et Anne-Marie Bouillé, chargée de mission du Conservatoire du littoral

Inaugurée en mars 2018 sur le site de Babit Point par Anne-Marie Bouillé, chargée de mission du Conservatoire du littoral à Saint-Martin, une table d’orientation permet au public d’identifier le magnifique paysage surplombant les rouleaux de l’Océan Atlantique d’un côté et les collines environnantes de l’autre. Cette table en lave, qui résistera à l’épreuve du temps, fait partie du programme de restauration écologique et paysagère de Babit Point mené par le Conservatoire du littoral et la Réserve naturelle, en concertation avec les riverains. Les membres de l’association syndicale libre d’Oyster Pond, ont souhaité en juin 2013 la cession au Conservatoire du littoral d’une parcelle de 4,7 hectares à Babit Point. Cette acquisition s’est ajoutée à l’achat d’une parcelle de 1,8 hectare en avril 2013 par le Conservatoire auprès des propriétaires vendeurs. Le projet a commencé par la démolition d’une maison en ruines en 2014 et s’est poursuivi par l’installation d’une clôture en bois en 2015. La prochaine étape consistera à aménager une zone d’accueil pour le public et un sentier botanique. La totalité de ce programme a été financée à 80% par l’État, dans le cadre du contrat de développement, et à 20% par les fonds propres du Conservatoire du littoral, pour un total de 112 231 euros.

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