Assises de la pêche : pas de frontières pour les poissons

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Stand animé par l’équipe de gestion lors des Assises de la pêche du banc d’Anguille | Booth animated by the management team during the Anguilla Fisheries Conference
Stand animé par l’équipe de gestion lors des Assises de la pêche du banc d’Anguille | Booth animated by the management team during the Anguilla Fisheries Conference

Action PA8 : Participer aux manifestations locales

Action CC9 : Assurer la valorisation et la diffusion des études scientifiques et techniques réalisées sur la RNN

L’AGRNSM a participé aux premières assises de la pêche du banc d’Anguilla, organisées le 12 décembre 2023 à l’Anse Marcel sous l’égide de la préfecture. Cet événement international a rassemblé les pêcheurs et les dirigeants de Saint-Martin, Sint Maarten, Saint-Barthélemy et Anguilla, mais également des scientifiques, des gestionnaires d’espaces naturels et des représentants des îles de Saba, Saint-Eustache, Saint-Kitts et Nevis, Antigua, Barbuda et la Guadeloupe, l’objectif étant d’évoquer la nécessité d’une gestion commune et transfrontalière des stocks halieutiques partagés, entre des îles aux réglementations différentes. Chaque territoire a eu l’opportunité de s’exprimer et de présenter ses propres initiatives, tant en matière de conservation des espèces que des techniques encadrant la pêche, la vente de la marchandise, ainsi que l’importation et l’exportation des produits de la pêche. Les DCP (dispositif de concentration de poissons) installés dans les eaux territoriales, et donc dans des eaux étrangères pour certains, ont constitué un sujet épineux, sur lequel il sera nécessaire de travailler, de l’avis général. Le sujet appelle une meilleure collaboration entre professionnels de la pêche, des adaptations réglementaires et des moyens de contrôle adaptés pour une exploitation soutenable et profitable à tous de la ressource. L’AGRNSM a présenté les résultats du Life BIODIV’OM et des études menées grâce aux soutiens financiers de l’Union Européenne, du ministère en charge de l’environnement et de l’Office français de la biodiversité (OFB). L’étude de la colonisation des petits fonds marins côtiers de Saint- Martin par les post-larves de poissons récifaux, ainsi que celle des populations de poissons installées autour de l’île, et en particulier des mérous géants et des mérous de Nassau, ont permis d’ouvrir le débat sur la gestion partagée des stocks de poissons entre les îles. La dispersion de ces post-larves par les courants présents dans les Caraïbes et les migrations que peuvent faire certaines espèces au cours de leur vie montrent qu’il n’y a pas de frontière et qu’une gestion concertée est indispensable. Le mérou, poisson migrateur, régulateur appartenant au sommet de la chaine alimentaire, à longue espérance de vie, mais aussi capable de changer de sexe en fonction de son âge, en est l’exemple parfait.

Plongées virtuelles dans la réserve
L’association de gestion de la réserve naturelle de Saint Martin, le GIP One Shark SXM, l’Agence territoriale de l’environnement de Saint-Barthélemy et la Sint Maarten Nature Foundation ont chacun tenu un stand destiné à informer le public. L’AGRNSM y a présenté ses projets, parmi lesquels les Biohut – habitat artificiel pour la faune aquatique – son application faune-sbsm.org, et a invité les plus curieux à une plongée sur les plus beaux sites de plongée de l’île, grâce aux masques de réalité virtuelle à 360°. De nombreux participants sont venus s’informer sur les actions portées, dont le préfet et le président de la Collectivité de Saint Martin.
Life BIODIV’OM ou le cas de la ressource partagée mérous | Life BIODIV’OM or the case of the shared resource groupers
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