Optimiser les moyens de gestion

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Le guide et l’application mobile
Le guide et l’application mobile

Un guide pour restaurer et réhabiliter la mangrove

Un guide technique intitulé “La restauration de mangrove” et une application mobile destinée à faciliter le travail des gestionnaires de zones humides, tous deux élaborés par le Pôle-Relais zones humides tropicales, ont été présentés à Julien Chalifour et à Christophe Joe, respectivement en charge du pôle scientifique et garde à la Réserve naturelle, ainsi qu’à l’ONF, l’ONCFS, plusieurs associations environnementales et des gestionnaires de zones humides des îles françaises de la Caraïbe. Tous étaient invités en Guadeloupe les 18 et 19 novembre, pour une formation sur la restauration et la réhabilitation de la mangrove, par le comité français de l’UICN. Le guide technique présente les retours d’expérience existants de restauration de mangroves et les techniques associées, avec force croquis et tableaux. Pour la Réserve naturelle, il est important que ce guide circule et que les bonnes pratiques qu’il préconise soient communément admises, la Réserve s’étant vu refuser un financement au motif que le recours à une pépinière de palétuviers était inapproprié dans le cas de restauration de mangrove. Une raison contredite par ce guide technique, qui établit l’efficacité des pépinières dans le cas où la régénération naturelle des mangroves est impossible ou insuffisante, en raison de l’affaiblissement des arbres et de l’absence de graines, à la suite d’un cyclone particulièrement puissant.

Également présentée durant cet atelier, la séquence ERC – pour Éviter, Réduire, Compenser – qui s’oriente à présent vers une nouvelle déclinaison de zéro perte, voire gain de biodiversité, lorsque la construction d’un aménagement porte atteinte à la biodiversité. Parallèlement, un nouveau dispositif prévoit des mesures d’accompagnement de la compensation. Par exemple, le Grand Port Maritime de la Guadeloupe finance des thèses sur les mammifères marins et d’autres sujets, qui ne constituent donc pas directement une action de compensation, mais bien une production de connaissances accompagnant les autres mesures de réparation des impacts inévitables.

1ère réunion du CSTPN de Saint-Martin

La collectivité de Saint-Martin dispose depuis le 7 novembre 2019 de son Conseil scientifique territorial du patrimoine naturel (CSTPN). Une obligation réglementaire dont s’acquittait auparavant la Guadeloupe pour Saint-Martin. Composé de 19 membres, tous scientifiques, cet organe est chargé de rendre des avis consultatifs sur toute question relative à la conservation du patrimoine naturel de l’île et notamment l’impact des projets d’aménagement sur les espèces protégées. La première réunion du CSTPN a eu lieu le 24 janvier 2020 en préfecture de Saint-Martin. Michel Vély, président de l’association Megaptera, a été élu président, son vice-président étant Julien Chalifour, responsable du pôle scientifique de la Réserve naturelle. L’un des premiers projets soumis à l’examen de cette instance par les services de l’État est la validation de deux arrêtés visant à encadrer l’introduction d’espèces vivantes non naturellement présentes à Saint-Martin. Ces listes sont actuellement examinées par divers experts régionaux, pouvant de fait mettre à profit les retours d’expériences capitalisés lors de l’atelier UICN.

Jim Ruos
Jim Ruos

Une généreuse donation

Le 12 mars 2020, la Réserve naturelle a reçu une donation d’un montant de près de 3000 euros, léguée par Mary Ruos, l’épouse de Jim Ruos, décédé le 29 décembre 2019 à l’âge de 85 ans dans l’état de Virginie. Biologiste de formation et adepte de la fauconnerie, Jim Ruos a travaillé pendant 21 ans au sein du U.S. Fish and Wildlife Service, tout particulièrement en faveur de la tourterelle, mais aussi des oiseaux migrateurs, des rapaces et notamment du faucon pélerin. Il fut le premier Américain à proposer de financer les pays favorisant la protection des habitats des oiseaux migrateurs. Il a choisi à la fin des années 80 de fonder avec son épouse la société Caribbean Islands Travel Service et a oeuvré avec succès dans le domaine du tourisme, spécialement à Saint-Martin, où il avait de nombreux amis. La Réserve naturelle s’associe à leur peine et remercie la famille de cet ami de l’environnement pour ce beau geste.

Perspective de l’espace scénique - Section rendering of the interior
Perspective de l’espace scénique - Section rendering of the interior

3 questions à Véronique Descharrières

Une semaine sur deux, pendant le confinement, la Réserve naturelle a organisé des réunions virtuelles avec Véronique Descharrières, architecte du projet d’Institut caribéen de la biodiversité insulaire (ICBI), et son équipe, sur les avancées de l’étude sur la construction de l’Institut. Pour en savoir plus, nous avons posé trois questions à l’architecte, membre titulaire de l’Académie d’Architecture depuis 2019.

Quelle est pour vous la vocation de l’ICBI ?

L’Institut caribéen de la biodiversité insulaire est un outil au service du développement de Saint-Martin, porteur de stratégies basées sur l’écotourisme, le développement durable, la biodiversité, la recherche universitaire et scientifique, le développement social avec la création d’emplois, le développement économique et la coopération régionale et internationale. Ce projet matérialise le principe que le construit et le vivant sont liés et qu’il est possible de produire des environnements satisfaisants pour les publics de tous horizons, tout en garantissant la protection de la biodiversité.

Quelles conséquences a eu le cyclone Irma sur le projet?

Avec Irma, Saint-Martin a ressenti la réalité du dérèglement climatique. De notre côté, nous avons renforcé la résilience du bâtiment. En rehaussant le rez-de-chaussée, en créant une base de sécurité post-cyclone pour garantir l’autonomie de l’Institut et en renforçant le rôle protecteur des jardins. Nous avons aussi coopéré avec la Réserve naturelle pour que le site possède une véritable force de démonstration de la puissance des événements climatiques, de la fragilité de la biodiversité et de la nécessité de la protéger, notamment grâce à des scénographies en 3D et en très grand format, dans lesquelles les visiteurs seront virtuellement immergés.

Comment décririez-vous le bâtiment en quelques phrases?

Le bâtiment construit sur pilotis a pour vocation d’accueillir le public dans ses espaces de découverte et les professionnels scientifiques dans des espaces dédiés. Il se prolonge à l’extérieur par des passerelles et des cheminements qui permettent l’accès à de petits espaces de birdwatching. Le long d’une promenade qui relie l’Institut à la mer, en surplomb de la mangrove, des estacades sur pilotis préservent le caractère naturel des rives et invitent à l’observation et à la contemplation en offrant des vues panoramiques sur la Réserve naturelle.

Vidéos sur https://www.vedea.archi/projet/institut-caribeen- de-la-biodiversite-insulaire  –> cliquer sur “projets” puis sur “ICBI”

­© Ifremer
© Ifremer

Que deviennent les données stockées sur nos ordinateurs ? Où seront-elles dans 20 ans ? Et après ? Question à laquelle l’IFRECOR et l’État ont apporté une réponse en ce qui concerne les récifs coralliens et les herbiers français. Présenté en Martinique en 2017 aux gestionnaires d’aires marines protégées de la région, dont Julien Chalifour, cet outil géré par IFREMER permet de stocker et sécuriser toutes les données recueillies par chacun, mais aussi d’en faciliter l’échange et donc de permettre une meilleure exploitation des connaissances, ainsi qu’une meilleure interprétation au niveau national. Une seconde formation technique autour de la bancarisation des données a été organisée par l’AFB le 15 mai 2019 en Guadeloupe, à laquelle le pôle scientifique de la Réserve naturelle - Julien Chalifour et Aude Berger - a été invité. Cette réunion a également été l’occasion pour les deux scientifiques de constater les avancées de l’outil et de rencontrer un grand nombre de partenaires de la Réserve collaborant pour la conservation des écosystèmes marins : services de l’État, gestionnaires,

Le comité consultatif - The advisory board meeting
Le comité consultatif - The advisory board meeting

Le comité consultatif de la Réserve naturelle s’est réuni dans les nouveaux bureaux de la Réserve, à Hope Estate, le 26 juin 2019. Il était présidé pour la première fois par la préfète Sylvie Feucher, qui a ouvert la séance en attirant l’attention sur le fait que l’île souffre sur le plan de la biodiversité et tout particulièrement les étangs. Cet événement annuel a permis à la Réserve naturelle de présenter et valider son budget 2018 et son budget prévisionnel 2019. Les actions prévues et en cours ont été présentées pour chacun des pôles par l’équipe de la Réserve. La préfète a proposé que le comité consultatif se réunisse deux fois par an, une première fois en janvier et une seconde fois en juin.

Le CRFA à la CCISM - The CRFA at the CCISM
Le CRFA à la CCISM - The CRFA at the CCISM

Le Conseil des rivages français d’Amérique (CRFA) du Conservatoire du littoral s’est réuni cette année à Saint-Martin en séance plénière, du 18 au 20 juin, à la CCISM. Les deux journées de travail ont été consacrées aux actions réalisées dans l’année et aux projets à venir, l’idée étant de préserver au mieux les littoraux de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique, de Saint-Barth et de Saint-Martin. Sollicité pour s’exprimer au nom de la Réserve naturelle, Nicolas Maslach a mis en avant le fait qu’il était important de conforter les partenariats défendant les intérêts de la Réserve et sa réglementation. Il a souligné l’état d’esprit d’impartialité et de bienveillance, et surtout la volonté de la Réserve d’être un outil au service de Saint-Martin et des Saint-Martinois.

Toute l’équipe de la Réserve naturelle s’est mobilisée pour repêcher 256 chaises longues de l’étang des Salines d’Orient, emportées depuis le club Orient par les vents d’Irma. Une journée a été nécessaire pour remplir cette mission, avec une aide efficace des jeunes de l’ACED. La location d’un chariot manuscopique a facilité le travail, avant de transporter tout ce matériel hors d’état à l’écosite de Grandes Cayes.

Table neuve à Tintamare - New table at Tintamare
Table neuve à Tintamare - New table at Tintamare

Mis à mal par le cyclone Irma, les équipements mis en place par la Réserve naturelle sont progressivement remis à la disposition des usagers. Ainsi, à Tintamare, où il ne restait que trois tables en bois, deux tables neuves supplémentaires attendent depuis peu les pique-niqueurs. Des pique-niqueurs qui vont se réjouir d’apprendre que trois tables identiques ont été installées sur l’îlet Pinel, deux entre les restaurants et la troisième à droite de l’embarcadère, en arrivant, à l’ombre d’un joli catalpa. Ces cinq meubles ont été fabriqués par les élèves de l’atelier charpente et menuiserie du lycée polyvalent, comme l’avaient été les tables précédentes. Un grand merci à ces jeunes de la part de la Réserve naturelle!

Titouan Pageaud
Titouan Pageaud

Titouan Pageaud, 18 ans et étudiant en faculté de sports à Nice, a vécu plus de dix ans à Saint-Martin. Nostalgique de son île, il est heureux de travailler pendant ses vacances comme garde à la Réserve naturelle. «Quand on a grandi ici, on se rend compte de l’importance de la nature, et ça me plaît de me rendre utile pour l’environnement de Saint-Martin» nous a-t-il confié.

Le projet original de l’ICBI – The original project of ICBI
Le projet original de l’ICBI – The original project of ICBI

On ne compte plus les conséquences d’Irma à Saint-Martin, mais l’une d’entre elles concerne la réalisation de l’Institut caribéen de la biodiversité insulaire (ICBI), projet porté depuis 2016 par la Réserve naturelle. Situé en bordure de l’étang de la Barrière, à Cul-de-Sac, le projet fait actuellement l’objet d’un diagnostic architectural et technique, à la demande de la Réserve. La submersion marine causée par la houle cyclonique ayant dépassé les limites prévues en 2011 par le Plan de prévention des risques naturels (PPRN), notamment dans la baie de Culde- Sac où les vagues ont submergé les premières lignes d’habitations à plus d’un mètre de hauteur, il est évident pour la Réserve de s’assurer que l’Institut résistera au passage du prochain ouragan. Le diagnostic va s’attacher à réaliser un état des lieux, afin de fournir une analyse complète du bâti à construire et d’en déduire la faisabilité de l’opération. Les effets du vent, des débris aériens, de la pluie et de la houle seront particulièrement analysés, ainsi que les procédures à mettre en place avant, pendant et après le passage d’un cyclone. Cela afin de pouvoir décider des modifications architecturales et techniques pour préserver les équipements et d’adapter la structure aux conditions extrêmes imposées par Irma.

© Vincent Oliva
© Vincent Oliva

L’appel d’offres du projet tant attendu d’aménagement des abords de la plage du Galion par le Conservatoire du littoral sera lancé avant l’été et composé de trois lots. Le premier pour la démolition des murets récents, le nettoyage et le débroussaillage du site. Le second pour le terrassement, la voirie et les réseaux divers, l’impératif étant de revenir au plus près de la zone naturelle et de ne rien créer en “dur”, sauf la route, qui sera simplement recompactée pour l’aplanir. Le troisième pour la mise en place de cinq carbets de pique-nique, un abri à poubelles, deux toilettes sèches, un deck en bois pour la restauration, le balisage et la signalétique. Une aire de stationnement d’une centaine de places, en retrait de la plage, ainsi qu’une zone de parking pour les autobus, seront délimitées par des pieux en bois et des ganivelles basses guideront les usagers vers la plage, en toute sécurité. L’accès au plus près de la plage sera exclusivement autorisé aux pêcheurs et au club de surf, qui disposeront d’une clé pour l’ouvrir. Deux terrains de beach volley sont prévus et les enfants ne sont bien sûr pas oubliés avec une aire de jeux dont nous ne parlerons pas encore, afin de leur réserver la surprise. Ce projet, typique des réalisations du Conservatoire, est cofinancé par le contrat de développement, à 80% pour l’État et 20% pour le Conservatoire. Un appel à projet sera lancé en parallèle pour un restaurant ambulant, écologique évidemment !

The Réserve Naturelle, which manages the Conservatoire’s land, will be responsible for planting vegetation in the Galion zone. Coconut palms, gommiers, sea grapes, and mahogany are among the trees planned, all of which reach a height of at le
Le comité consultatif - The advisory committee
Le comité consultatif - The advisory committee

Le rapport d’activité 2017 de la Réserve naturelle, le budget 2017 et le nouveau plan de gestion 2018 - 2027 ont été présentés à l’occasion du comité consultatif de la Réserve, qui s’est tenu le 5 juin 2018 en préfecture, en présence des membres de ce comité, présidé par la préfète Anne Laubies. Nicolas Maslach a détaillé les actions de la Réserve en 2017 - que l’on peut retrouver sur le site de la Réserve naturelle dans les éditions précédentes de ce journal - mais a également exposé les projets 2018, parmi lesquels la remise en état des équipements impactés par Irma, la création d’une pépinière d’essences exclusivement locales, notamment pour les espèces protégées (gaïacs et melocactus intortus), ainsi que la lutte contre les nuisibles et certaines espèces invasives (rats, chèvres, iguanes communs) dans les espaces classés en réserve naturelle. Amandine Vaslet a présenté en détail le plan de gestion 2018 - 2027, qu’elle a réalisé après avoir fait l’évaluation du premier plan de gestion (lire article page 3). Le comité consultatif a validé le rapport d’activité 2017 de la Réserve naturelle, son budget 2017 et son nouveau plan de gestion.

Pinel, Petite Clé & Tintamare
Pinel, Petite Clé & Tintamare

Les gestionnaires d’espaces protégés de Saint-Eustache (STENAPA), Saba (Marine Park), Saint-Barth (Agence territoriale de l’environnement), Sint Maarten (Nature Foundation) et Saint-Martin (Réserve naturelle) se sont réunis à Saint-Martin la dernière semaine de mai pour un atelier technique organisé par le Global Coral Reef Monitoring Network (GCRNN) et le CAR-SPAW, qui interviennent régulièrement auprès de leurs partenaires. Le thème de cette nouvelle formation a concerné les techniques standards de suivi biophysique des récifs coralliens, mais également de la composante socio-économique qui y est associée. La question a été de savoir comment évaluer l’état de santé d’un récif et de ses peuplements, mais également comment étudier les usages sociaux et culturels ainsi que les activités économiques reposant sur l’existence de ce récif. Un exemple concret a concerné l’îlet Pinel et son sentier sousmarin, suivi de près par la Réserve. Questions : comment les habitants du quartier tout proche de Cul-de-Sac perçoivent-ils le site ? Quelles pratiques y sont-elles associées ? Et tout particulièrement pour les acteurs économiques ayant une activité à Pinel ? Deux équipes sont ensuite parties sur le terrain. La première a plongé sur le sentier sous-marin et la seconde est allée à la rencontre des résidents de Cul-de-Sac et des socioprofessionnels concernés. L’idée était de se former à l’approche permettant d’identifier des conflits ou des incompréhensions, des améliorations à amener en faveur de la gestion du site, dans une optique de développement soutenable et dans l’objectif d’harmoniser toutes les composantes au mieux. Une étude approfondie sera conduite dans les années à venir pour mettre en pratique les connaissances acquises et adapter la gestion du site.

Exploration en kayak - Exploring on board a kayak
Exploration en kayak - Exploring on board a kayak

Le nettoyage et la réparation des dégâts provoqués par Irma sur les sites du Conservatoire du littoral ont donné lieu à un plan stratégique, qui se décompose en quatre grandes actions financées par l’Agence Française de la Biodiversité à hauteur de 80%, par l’Etat dans le cadre de la reconstruction post-cyclone (phase de nettoyage des sites) et sur les fonds propres du Conservatoire.

Photos aériennes

La première manoeuvre a consisté à prendre des photos aériennes à l’aide d’un drone, tout particulièrement au-dessus des étangs, afin d’identifier l’impact sur la mangrove, de vérifier l’état des exutoires et de repérer les déchets dans les endroits les plus inaccessibles. La comparaison avec des photos aériennes prises en juin 2017 a permis d’estimer au mieux l’impact du cyclone sur ces milieux humides.

Mission écologique

La seconde mission a demandé la coopération de l’écologue Mélanie Haerteman et d’Anne-Marie Bouillé, chargée de mission du Conservatoire à Saint-Martin. En mars, elles ont effectuées un état des lieux de la faune et de la flore, des mesures hydrologiques - température, oxygénation, salinité, courants - mais aussi la cartographie des déchets. L’étang des Salines d’Orient, l’étang aux Poissons, l’étang de la Barrière, l’étang de Chevrise, la mare Lucas, l’étang Guichard et les étangs de l’aéroport, du cimetière de Grand-Case et des Terres Basses ont été visités, ainsi que l’îlet Pinel. Une fiche définit aujourd’hui la priorité sur chaque site, les actions à éviter et celles à favoriser. L’étang de la Barrière, dont la mangrove a été la plus impactée, figure tout en haut de la liste.

Grand nettoyage

Nettoyage du Galion - Cleaning up the GalionLa troisième action, a démarré le 2 juillet 2018 au Galion avec le nettoyage du site. Il s’agit d’évacuer des centaines de tonnes de déchets : des charpentes entières envolées depuis le Club Orient et les carbets de la Baie Orientale, aux tôles, jets ski, containers, voitures et sacs en plastique… L’entreprise locale ayant remporté l’appel d’offres lancé le 15 mai dispose de deux mois pour débarrasser l’ensemble des sites du Conservatoire des déchets les plus encombrants. Parallèlement, avec le soutien de la Fondation de France, l’association d’insertion ACED bénéficie d’un délai de six mois pour collecter les plus petits déchets, sur les mêmes sites, et a commencé sa mission le même jour sur le site de la mare Lucas, à Oyster Pond. Également, une centaine de scouts de France se sont engagés à nettoyer les abords du Galion, du 14 au 22 juillet. Ils prennent la relève d’une vingtaine de scouts belges, en action à l’étang de Chevrise du 2 au 13 juillet. L’ensemble des déchets est traité par l’Ecosite, qui a accordé une gratuité totale de ses services à l’ACED et à la Réserve naturelle, et des tarifs préférentiels à l’opérateur local. Et, dans l’optique de repeupler la mangrove, la Réserve naturelle collecte sur les étangs des graines de palétuviers et met en place une pépinière.

Aude Berger, diplômée en sciences et techniques de la mer et en cours de validation d’une licence professionnelle en protection de l’environnement à l’UAG, est chargée par le Conservatoire du littoral de la coordination du nettoyage des sites, pour une durée de six mois.

Application des préconisations

Une fois les sites débarrassés de tous les déchets, viendra l’heure de réparer ou reconstruire les aménagements endommagés : observatoires aux oiseaux, carbets, signalétique, sentiers... Rendez-vous dans notre prochaine édition.

La baie du Galion - Galion Bay
La baie du Galion - Galion Bay

Le 16 mai 2018, le Conservatoire du littoral a invité les services de l’État et de la Collectivité à découvrir les projets qu’il va mettre en oeuvre avec la Réserve naturelle. Le projet principal concerne l’aménagement du site du Galion, pour lequel une convention tripartite est en cours de finalisation, entre le Conservatoire, la Réserve naturelle et la Collectivité. Il est prévu d’aménager une zone de stationnement des véhicules. Sur la plage, des carbets seront à la disposition du public, ainsi qu’un point de restauration légère. Une aire de jeux pour les enfants est inscrite au programme, ainsi que deux terrains pour les amateurs de beach volley. L’idée majeure est de conserver l’aspect naturel du site et de travailler en faveur de la faune, de la flore et des habitats naturels.

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