Favoriser la conservation des populations de tortues marines

Favoriser la conservation des populations de tortues marines

Favoriser la conservation des populations de tortues marines

Tortue tuée par un engin nautique
Tortue tuée par un engin nautique

8 tortues tuées en 2019

Huit tortues marines sont mortes en 2019 des suites d’une collision avec un bateau ou un jet ski. Et quatre autres ont été retrouvées échouées sur le rivage depuis le début de l’année 2020. Ces chiffres ne concernent que les tortues retrouvées sur la côte et signalées à la Réserve naturelle. Combien d’autres également victimes en haute mer d’une collision sont passées inaperçues ? Rappelons qu’il faut 25 ans à une tortue avant de pouvoir se reproduire et que seule une tortue sur mille atteint cet âge. Et ces accidents touchent bien sûr autant les individus matures que les juvéniles n’ayant pas eu l’occasion de se reproduire. Un grand nombre de tortues retrouvés sur nos côtes présentent également des traces de fibropapillomatose, maladie de plus en plus présente au sein de la population de tortues vertes fréquentant nos eaux.

Une tortue verte sur l’herbier de Tintamare A green sea turtle feeding on sea grass at Tintamare
Une tortue verte sur l’herbier de Tintamare A green sea turtle feeding on sea grass at Tintamare

Les tortues vertes face aux usagers de la mer

Les tortues vertes modifient-elles leur comportement alimentaire sur les herbiers en présence d’humains? Ou pas? La première session de cette étude planifiée en deux temps a eu lieu du 10 au 22 novembre 2019, en basse saison touristique, et a repris en haute saison, entre Noël et le Jour de l’an. L’objectif est de caractériser les interactions entre tortues vertes et usagers de la mer, sur les herbiers d’Anse Marcel et de Baie Blanche, à Tintamare. La mission a été confiée à Benjamin de Montgolfier, responsable du bureau d’études maritimes AquaSearch, grâce à un financement de l’Office français de la biodiversité (OFB). Les résultats de cette étude contribueront à la mise en place de meilleures pratiques de turtle watching en concertation avec les professionnels et les plaisanciers.

Rencontre sur le site du chantier - Meeting at the site
Rencontre sur le site du chantier - Meeting at the site

Limiter les impacts des travaux sur les plages

C’est à la demande du cabinet d’architectes accompagnant les travaux d’implantation d’un ouvrage destiné à protéger une villa de la houle cyclonique, que la Réserve naturelle est intervenue sur le littoral de Baie Rouge, site privilégié par les tortues marines en période de ponte. Suite à l’obtention de l’indispensable autorisation administrative, l’architecte en charge de l’implantation de l’ouvrage – un mur constitué de palplanches en acier profondément arrimées dans le sable – a tout de même souhaité s’associer les conseils du gestionnaire pour limiter au maximum son impact sur l’un des milieux les plus sensibles, à la veille de la saison de ponte 2020. Le 21 janvier 2020, Julien Chalifour et Aude Bergé ont rencontré le cabinet d’architecture et les représentants de la société chargée des travaux, afin de les sensibiliser aux enjeux de protection et de reproduction des tortues marines. Ayant rappelé que la solution technique la moins impactante restait l’absence d’aménagement et le recours à des barrières naturelles, les participants ont pu échanger sur les différentes solutions techniques possibles, afin de définir un protocole destiné à limiter l’impact du chantier et de l’aménagement sur la future fréquentation du site de ponte. Les opérations, qui devaient initialement être terminées avant le début de la saison de ponte, en mai, sont malheureusement retardées par les conséquences du coronavirus.

  • Il n’empêche que le protocole mis en place prévoit que :
  • Les engins lourds devront emprunter le cheminement le plus restreint possible dans leurs manoeuvres.
  • Le stockage des déblais et des matériaux de construction sera limité sur la zone de ponte.
  • La sensibilisation du personnel se poursuivra, notamment avec l’affichage des consignes à respecter.
  • Une procédure de contrôle quotidienne vérifiera l’absence de tortue marine ou de traces de ponte aux abords du chantier.
  • En cas d’observation d’une tortue ou de traces de ponte, la Réserve naturelle en sera immédiatement informée
  • L’implantation de sources lumineuses destinées à éclairer la plage sera évitée.
  • La Réserve encourage la végétalisation de la plage devant l’ouvrage. En sus de freiner l’érosion du sable et d’être esthétique, cette zone végétale favorisera la ponte des tortues imbriquées, qui apprécient de déposer leurs oeufs sous couvert végétal en haut de plage.
Tortue imbriquée - Hawksbill turtle © Julien Chalifour
Tortue imbriquée - Hawksbill turtle © Julien Chalifour

Mise à jour de l’Atlas des sites de ponte de tortues marines

Il y a 15 ans, en 2005, la Réserve naturelle créait l’Atlas des sites de ponte de tortues marines à Saint-Martin. Régulièrement actualisé, ce document nécessitait une importante mise à jour depuis le passage du cyclone Irma. Ce travail a été confié à Manon Gomez y Gimenez, étudiante en master 2 d’écologie à l’Université de Montpellier, en stage à la Réserve de mars à août 2020. Il va s’agir pour elle de réaliser le diagnostic de l’état de santé des plages accueillant les pontes de tortues marines : la surface de ces plages, la description de la végétation naturelle, mais aussi les facteurs de dégradation que sont les aménagements et les sources de dérangement sonore ou visuel. Elle accordera une attention toute particulière à la pollution lumineuse, dont la réglementation vient fraichement d’évoluer en janvier 2020, dans l’objectif de protéger la faune et la flore des lumières intrusives qui perturbent les habitats. Ces mesures s’appliquent à tous les aménagements, publics et privés, sauf à ceux où l’éclairage nocturne est nécessaire, tels les ports et les marinas. Les points positifs et négatifs seront passés en revue dans l’Atlas, avec une notation pour chacun : tassage du sable, végétation locale ou introduite, activités, étroitesse ou largeur de la plage… Au final, il sera possible d’évaluer avec exactitude les conditions d’accueil des tortues sur les plages et leur évolution dans le temps, l’idée étant de définir les priorités d’intervention pour la protection des tortues marines.

Protection du nid par ruban de sécurité Protection of a nest with security tape
Protection du nid par ruban de sécurité Protection of a nest with security tape

Les tortues seules sur les plages

L’accès aux plages ayant été interdit depuis le début du confinement, le suivi des pontes de tortues marines assuré par l’équipe de bénévoles formée par la Réserve naturelle n’a pu se poursuivre entre le 17 mars et le 11 mai. Toutefois, des témoignages ont permis d’identifier sur la plage de la Baie Orientale cinq traces typiques de tortue luth, dont l’espèce est la plus précoce en terme de ponte, dès le 1er mars. Les nids ont été protégés à l’aide de ruban de sécurité. Le bon côté du confinement est qu’il a garanti la tranquillité à la ponte et à l’éclosion, ce qui maximise en théorie les chances de réussite. La Réserve a relevé trois pontes à onze jours d’intervalle - les 1er, 11 et 23 mars - et il s’agirait a priori de la même tortue luth, dont l’habitude est de pondre plusieurs fois au même endroit tous les onze jours environ.

La Réserve naturelle lance un appel aux écovolontaires désirant participer au suivi scientifique des tortues marines. Il suffit d’être disponible une fois par semaine ou une fois par mois, selon vos disponibilités, et la Réserve assure votre formation. La prise de contact est assurée par Aude Bergé, en charge du projet “Agir pour les tortues marines de Saint-Martin”, que vous pouvez joindre sur reservenat.aude@yahoo.com.
Une tortue luth - A leatherback turtle
Rencontre avec les bénévoles

Les bénévoles du réseau tortues marines remplissent avec régularité leur mission solitaire, qui est de relever les traces de tortues venues pondre sur les plages et de repérer les éventuelles signes de nidification. Afin de les rencontrer et leur faire découvrir les actions de la Réserve, mais aussi les aider à se perfectionner dans la lecture des traces, Aude Berger, du pôle scientifique de la Réserve, les a invités à Tintamare, sur les plages de baie Blanche et du lagon. Deux fois par semaine, en août et septembre, un ou deux de ces bénévoles ont répondu présent et ont apprécié ce moment privilégié, en pleine nature et en compagnie de nos experts scientifiques. Formation des bénévoles du réseau tortues Réserve Naturelle SAINT MARTIN Favoriser la conservation des populations de tortues marines - To promote the conservation of the sea turtle population Rencontre avec les bénévoles

Une quinzaine de bénévoles du réseau tortues ont participé le 13 septembre à la nuit d’observation des tortues sur la plage de baie Longue, aux Terres Basses. Du coucher du soleil jusque vers 22h30, tous ont attendu, sous la pleine lune mais en vain, qu’une tortue sorte de l’eau pour venir déposer ses oeufs.
Une tortue prise au piège
Une tortue prise au piège

Outre le fait que les constructions en haut de plage empêchent le développement de la végétation d’arrière plage et favorisent l’érosion littorale, contribuant ainsi à la disparition des plages, elles représentent un obstacle à la ponte des tortues marines. Le 15 septembre, sur le chantier de construction d’un mur entre une villa et la plage de Baie Rouge, des ouvriers ont secouru une tortue tombée à pic dans la profonde tranchée creusée pour les fondations de ce mur. Les caméras de surveillance ont enregistré la vidéo de cet événement, où l’on voit la tortue prise au piège et dans l’incapacité de remonter par ses propres moyens. On voit ensuite les hommes l’assister pour s’extraire – avec difficulté – vers la plage. La Réserve naturelle profite de cet évènement pour rappeler que toutes les tortues marines, ainsi que leurs habitats essentiels (zones d’alimentation et de reproduction) sont protégés sur le territoire nationale, dans le but de préserver ces populations fragilisées par l’Homme. Ces espèces et habitats font partie de notre patrimoine commun et sont l’un des moteurs de l’activité économique de notre île.

Réunion des écovolontaires - Meeting of eco-volunteers
Réunion des écovolontaires - Meeting of eco-volunteers

Les écovolontaires se sont mobilisés cette année et ne sont pas moins d’une cinquantaine à patrouiller régulièrement sur les plages afin de relever les traces de tortues marines venues pondre. Trois signalements ont déjà été enregistrés depuis la mi-juin. Une première réunion d’information avait eu lieu le 19 avril au restaurant l’Étage, à Hope Estate, et une seconde s’est tenue le 21 juin. Pour Julien Chalifour, en charge du Pôle scientifique de la Réserve, le retour de ces activités, malgré les stigmates d’Irma et les récents échouages de sargasses, est très encourageant, mais rappelle l’importance du maintien de la qualité et de la tranquillité des abords des sites de ponte.

Tortue tuée par un engin nautique
Tortue tuée par un engin nautique

Sept tortues marines sont mortes depuis le 1er janvier, majoritairement des suites d’une collision avec un bateau ou un jet ski. Et ce chiffre ne concerne que les tortues retrouvées près du rivage et signalées à la Réserve naturelle. Combien d’autres également victimes en haute mer d’une collision sont passées inaperçues? Rappelons qu’il faut 25 ans à une tortue avant de pouvoir se reproduire et que seule une tortue sur mille atteint cet âge. Et ces accidents touchent bien sûr autant les individus matures que les juvéniles n’ayant pas eu l’occasion de se reproduire.

Trace d’une tortue venue pondre – Traces of a turtle to lay its eggs
Trace d’une tortue venue pondre – Traces of a turtle to lay its eggs

Malgré une année chargée pour chacun dans un contexte de reconstruction, le suivi de la saison de ponte des tortues marines s’est une nouvelle fois déroulée, de mars à novembre 2018. L’équipe d’écovolontaires bénévoles chargés d’arpenter les plages dans l’espoir de relever les traces d’une tortue venue pondre s’est réduite à une petite trentaine en 2018. Aucune trace n’avait été relevée au début du mois de juin, mais il n’y avait rien d’alarmant. En effet, à l’heure du bilan, ce ne sont pas moins de 104 traces qui ont été enregistrées pour 288 patrouilles réalisées. Ce n’est donc pas pour autant que les tortues ont été moins présentes sur nos plages en 2018. Il apparait cependant prépondérant de prendre soin de ces individus, dans un contexte où la majorité des pontes survenues en 2017 ont été détruites lors du passage d’Irma et où un certain nombre de chantiers impactent actuellement nos sites de pontes. La reconstruction de Saint Martin devra donc également prendre en considération la remise en état de sites de ponte.

Julien Chalifour, qui anime le réseau tortues à Saint-Martin, a participé du 12 au 16 novembre 2018 au 3ème colloque du “Groupe tortues marines de France”, à l’Aquarium de La Rochelle. Une centaine d’experts venus de France métropolitaine, de l’Océan Atlantique, de l’Océan Pacifique, de la mer des Caraïbes et de l’Océan Indien ont partagé leurs expériences respectives en termes de conservation et de suivi des tortues marines, ainsi que de leurs échouages. Cette rencontre a été l’occasion pour Julien Chalifour d’échanger sur les sujets où Saint-Martin est en demande, et notamment l’absence de centre de soins pour accueillir les tortues en détresse ou malades, contrairement à La Réunion ou la Polynésie, dotées de structures conséquentes et financièrement autonomes. Une autre problématique a concerné le “turtle watching” - l’observation des tortues en randonnées sous-marines - qui peut déranger ces reptiles protégés et éventuellement les faire fuir, mais aussi favoriser la recrudescence de maladies. La question des accidents provoqués par les bateaux et les jets skis sur les zones où ils sont autorisés a également été abordée. Cette tribune a été une belle occasion de mutualiser les expériences et de renforcer les connaissances de chacun.

Saviez-vous que les tortues luths, ainsi que certaines tortues vertes et tortues imbriquées, font le tour de l’Atlantique, en suivant les courants? Leur vitesse peut atteindre 35 km/ heure. Ces grands voyageurs parcourent ainsi des milliers de kilomètres dans leur vie, afin de rallier leur zone de reproduction distante de celle d’alimentation.

Le 25 janvier, la Réserve naturelle a été auditionnée par la gendarmerie, qui a sollicité son expertise dans le cadre de plusieurs procédures en cours impliquant des travaux sur certaines plages, notamment aux Terres Basses, afin d’estimer les dommages que ces travaux ont pu occasionner aux sites de ponte des tortues marines. En effet, le contexte de la reconstruction post-Irma a parfois incité les propriétaires de parcelles en bord de mer à ériger des murs le long du rivage, sans tenir compte qu’ils mettaient ainsi en péril la reproduction des tortues marines en détruisant leur habitat naturel, les tortues nichant en haut des plages. L’ensemble des tortues marines et leurs habitats essentiels d’alimentation et de reproduction étant protégés, les contrevenants s’exposent à des poursuites qui peuvent entraîner la saisie des matériels et engins ayant servi à commettre l’infraction.

An injured turtle was spotted on February 19 in the bay of Marigot—where boat speeds are limited to three knots—by the personnel of Marina Fort Louis and Tradewind Charters, who immediately informed the Réserve Naturelle. The agents recovered the young green sea turtle, which was still alive, but signs of a violent impact with a boat propeller could be seen on its shell. An examination by a veterinarian showed that the spinal column of the animal had been ruptured. The turtle was paralyzed on the rear half of it body, thus unable to swim or reproduce. The only chance for survival would have been in an artificial basin of water for a long convalescence with uncertain results, but lacking a center for such treatment of marine animals in Saint Martin, the turtle was euthanized. This is the sixth known victim of collisions with boats since the 1st of January. Knowing that only one turtle in every thousand has a chance to reach adulthood, 20 to 25 years after it is hatched, it is essential to reduce the speed of all boats, as well as jet skis, especially near the shore and near underwater plant beds that serve as alimentation zones for sea turtles. Collisions with motorized vehicles and poachers are the two prime causes of mortality for sea turtles in Saint Martin.

Tortue verte - Green Turtle © Julien Chalifour
Tortue verte - Green Turtle © Julien Chalifour

Dans la nuit du 31 août, vers 23 heures, sur la plage de baie Longue, une quarantaine d’écovolontaires du suivi tortues marines ont pu observer une tortue verte, en pleine activité de ponte. Pendant une heure et demie, l’animal a multiplié les essais, mais est finalement reparti vers la mer sans avoir pondu. Elle est revenue un peu plus tard, mais ce nouvel essai s’est également soldé par un échec, le nid s’effondrant sur lui-même au fur et à mesure que la tortue creusait. Selon Julien Chalifour, ces tentatives infructueuses semblent être liées à la nature trop meuble du sable, remué par Irma et les épisodes de houle successifs au cyclone. Cet épisode démontre à nouveau l’importance d’éviter de perturber les activités de ponte, mais également de préserver la nature des sites de ponte : végétation, aménagement, compaction du sable, éclairage...

Bon à savoir
Une tortue marine prête à pondre dispose d’environ trois jours pour arriver à ses fins. Après ce délai et dans la mesure où elle est capable de pondre plusieurs fois dans une même saison, elle est contrainte de larguer ses oeufs en mer afin de laisser de la place aux prochains déjà en formation. Les tortues marines ne pondent que tous les deux ou trois ans, mais sont capables de nicher de 3 à 8 fois au cours de la même saison, enterrant ainsi de 60 à 120 oeufs à chaque fois. Mais seule une tortue sur 1000 a la chance d’atteindre l’âge adulte, 20 à 25 ans après son éclosion. Les autres, souvent la proie de prédateurs, peuvent également être victimes d’accidents, de chocs, de pollutions, d’engins de pêche ou de braconnage.
Sans commentaire - No comment
Sans commentaire - No comment

Les activités de construction et de reconstruction à Saint-Martin connaissent une nouvelle dynamique ces 5 derniers mois, et c’est tout à fait légitimement que chacun s’affaire à remettre en état son logement ou son entreprise. Les écosystèmes naturels qui eux aussi ont été impactés par les aléas climatiques peinent à se remettre. Aussi est-il important d’éviter de les dégrader davantage. Au-delà du bon sens, il s’agit aussi de respecter la réglementation et de prendre conseil auprès des services concernés en charge de la compétence de l’environnement, à savoir l’UT DEAL Saint-Barthélemy et Saint-Martin en préfecture. C’est ce qu’aurait dû faire le propriétaire d’une villa aux Terres-Basses avant d’entreprendre les travaux de remise en état d’un mur en bord de plage. Ces travaux ont amené l’entrepreneur à réaliser une cavité de plus de 3 mètres de profondeur sur une plage répertoriée et identifiée comme un site de ponte de tortues marines. En France - et donc à Saint-Martin - les tortues marines, certaines espèces d’oiseaux et certains végétaux sont protégés, ainsi que les habitats qui les abritent. La destruction de sites d’intérêt géologique, d’habitats naturels, d’espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées et de leurs habitats constitue dès lors un délit, prévu par le code de l’environnement. Le responsable encourt une peine maximum de deux ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende. Cette réglementation s’applique ainsi à tous les milieux naturels, marin, terrestre et lacustre de Saint-Martin.

Une tortue imbriquée en ponte - Hawksbill turtle laying her eggs
Une tortue imbriquée en ponte - Hawksbill turtle laying her eggs

La saison de ponte 2018 des tortues marines a commencé et se poursuivra jusqu’en novembre. L’équipe d’écovolontaires bénévoles chargés d’arpenter les plages dans l’espoir de relever les traces d’une tortue venue pondre s’est réduite à une petite trentaine cette année. Aucune trace n’avait été relevée au début du mois de juin, mais rien d’alarmant. En effet, à cette heure, ce n’est pas moins de 6 traces enregistrées pour les plages de Tintamarre, soit l’exacte équivalant de l’activité de ponte enregistrée à la même époque en 2017. Julien Chalifour, en charge du Pôle scientifique de la Réserve, attend la fin de la saison pour se prononcer sur les éventuelles conséquences de la perturbation des plages par le cyclone, ainsi que des conditions climatiques inhabituelles, sur la ponte des tortues.

Devenez écovolontaire en participant au suivi scientifique des pontes de tortues marines? Il suffit que vous soyez disponible une fois par semaine ou une fois par mois, selon vos disponibilités, et la Réserve assurera votre formation.

Contacter pour cela science@rnsm.org.

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